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Carreau au koufique ornemental

Céramique à décor de glaçures colorées et de lignes noires

Asie Centrale, période timouride, fin XIVe siècle

Haut. : 27 cm ; Long. : 28 cm

 

Après s’être emparé d’une grande partie des terres musulmanes vers 1380, Tamerlan (Timour dit le Boiteux, fondateur de la dynastie éponyme) encouragea les arts, notamment l’architecture, la peinture et les manuscrits. L’architecture timouride se distingue par ses formes et ses couleurs flamboyantes et s’impose au-delà des frontières de l’Empire.

L’alliance de la calligraphie et des motifs végétaux stylisés étroitement entremêlés en de savants enroulements anime l’inscription en koufique folié tressé. Ainsi poussée à l’extrême, l’épigraphie ornementale perd sa fonction d’expression écrite pour devenir purement décorative. La formule religieuse al-mulk li-llâh se retrouve souvent sur des carreaux timourides sous forme de frise d’encadrement, comme par exemple autour du portail (pishtâq) du mausolée Khwâje Ahmad (Soustiel & Porter 2003, p. 227 et fig. p. 80), sur la façade du mausolée de Shâd-e Molk Âqâ, après 1371 (op. cit., p.101), celle du mausolée « Anonyme n°2 », vers 1385 (op. cit., p. 120) ou bien du mausolée de l’Amir-zâde, 1386 (op. cit., pp. 126-127), situés dans la nécropole du Shâh-e Zende de Samarcande. Une frise de carreaux au koufique ornemental quasiment identique orne le haut du lambris de la chambre funéraire du mausolée dit de l’Ostâd ‘Ali Nasafi, vers 1380 (op. cit., p. 114).