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Quelques exemples d'objets vendus

Plaque de revêtement au fleuron trilobé

Céramique à décor en relief sous glaçures colorées opacifiées

Asie centrale, Samarcande ou Boukhara, période timouride, seconde moitié du XIVe siècle

Musée du Louvre
Haut. : 55 cm ; Larg. : 39 cm ; Ep. : 7,5 cm

 

L’entrelacs de palmettes tournoyantes, moulées ou sculptées en fort relief, dessine un élégant réseau d’arabesques inscrit dans un large fleuron trilobé. Les arêtes vives et curvilignes du lacis sont soulignées par l’épaisseur de la glaçure dont la polychromie exalte le décor.

Le motif principal de ce large panneau, appelé également « fleuron à corps cintré » ou « médaillon trilobé », est un ornement récurrent dans le monde musulman que l’on découvre dès le XIe siècle et sans discontinuer jusqu'au XVIIe siècle (Soustiel & Porter 2003, p. 234). On le retrouve à l’intérieur des monuments comme par exemple dans les trompes d’angles de la chambre funéraire du mausolée de Buyân Quli Khân à Boukhara, vers 1358 (op. cit., p. 50). Il est également particulièrement présent dans la nécropole du Shâh-e Zende de Samarcande où il orne de nombreuses plaques de céramique à décor en relief ou peint en polychromie sous glaçure. Ces panneaux sont souvent placés sur la façade des mausolées, en amorce de la frise ceinturant l’entrée, comme on peut le voir aux extrémités des bandeaux épigraphiques du mausolée d’une femme anonyme de 1360 tout autant qu’à l’intérieur de la salle funéraire (op. cit., pp. 86-87). Il orne aussi la façade du mausolée d’Amir Hoseyn ibn Qarâ Qutlugh, 1376 (op. cit., p. 106) ou encore plusieurs frises de celui de Shâd-e Molk Âqâ, daté après 1371 (op. cit., pp. 89-91).

Bien qu’il ne soit pas exclusivement cantonné à un seul type de représentation, le motif d’arc trilobé évoquant un mihrâb reste fortement associé à l’architecture funéraire.